Le suicide

Sujet tabou ?

Pas du tout me concernant.

J’y pense quasiment quotidiennement. Ou plutôt on va dire que la mort fait partie de ma vie. Elle ne m’effraie pas.

Surtout dans les périodes difficiles comme je traverse actuellement où rien ne va : dépression, solitude, maladie, pauvreté… Avec chaque jour, une mauvaise nouvelle, de quoi péter les plombs.

J’ai juste envie de mourir pour que tout s’arrête.

J’ai envie de dire comme Job se plaignait à Dieu:

« Pourquoi Dieu fait-il voir le jour aux malheureux, à ceux qui doivent vivre une existence amère ?

Ils attendent la mort, mais elle ne vient pas; ils la cherchent plus passionnément qu’un trésor.

Ils seraient si heureux et tellement ravis de trouver un tombeau ! »

Job 3 :20-22

Ce qui m’empêche de franchir le pas :

Premièrement, la peur & la souffrance

Je suis d’abord une vraie poule mouillée sinon je l’aurai fait depuis longtemps mais j’ai pas envie de me faire mal.
Je veux partir dans mon sommeil, en une fois, partir en paix … car rien ne me retient sur terre.

Je me rappelle d’un reportage que j’avais vu sur TF1 dans le magazine Sept à huit. Il y a quelques années déjà.

C’était sur la nouvelle vie de japonais, si je ne dis pas de bêtises (ou quelque part d’autre en Asie). Sur le grand écart qu’il y avait entre les classes sociales et surtout le problème de logement en ville.

Il y avait un vieux monsieur de plus de 70 ans qui vivait dans la misère, obligé encore de travailler pour quelques centimes tous les jours. Il habitait dans une toute petite chambre avec son lit superposé.

Bref, on lui demandait comment il allait et il répondait qu’il attendait la mort chaque jour.

Je me rappelle avoir dit « moi aussi »

C’est clair.

Chaque soir, je me couche en espérant ne pas me réveiller.

Oui je veux pas mourir dans la douleur, je veux partir dans mon sommeil, une fois.

Mais malheureusement, je crois que le patron la haut a prévu de me faire rester sur terre très très longtemps. Je sais pas pourquoi.

Il y en a, ils savent qu’ils vont mourir jeune et c’est d’ailleurs pour ça qu’ils vivent à 100 à l’heure. 

Et d’autres comme moi , on subit chaque journée comme un fardeau.

Si bien que quand on me demande, comment  je vis, je dit que je survis chaque jour, c’est long et fatiguant.

J’envie les gens heureux , qui croquent la vie à pleines dents car j’ai jamais connu ça.

Je suis venue sur cette terre d’une façon difficile. 

J’ai eu une enfance très difficile dans une pauvreté et ça n’a jamais été mieux.

Je sais que le suicide est venu à moi très tôt, dès l’enfance et j’ai même essayé avec des médicaments à l’adolescence mais Dieu n’avait pas envie de me voir partir.

Du coup, j’ai arrêté.

J’ai recommencé un peu plus tard en choisissant de ne plus manger, pour me laisser mourir, j’étais très maigre, proche de l’anorexie, mais là encore Dieu m’a guéri.

Je sais que l’esprit de la mort est très présente chez moi et autour de moi.

J’ai appris à vivre avec, comme je l’ai déjà dit, ça ne me fait plus peur.

Je sais que si je mourrai personne ne serait au courant.

Il faudrait du temps avant qu’on découvre mon cadavre car je vis seule. J’ai pas de voisins proche donc l’odeur ne sera pas détecté très vite…

Deuxièmement, et le plus important, ma foi en Dieu.

Je sais que mon père spirituel m’aime et me protège malgré ce que je ressens. Il ne peut pas m’abandonner dans la souffrance. Il est présent dans ma tristesse.

J’ai aussi étudié la Bible depuis l’enfance et je sais que le suicide est un très grand péché. Ce n’est pas la solution au problème, bien au contraire, c’est pire que tout.

Le suicide, c’est un meurtre. Ça veut dire ôté la vie, donc tuer.

ça vient du suffixe cide (du latin cida : frapper, tuer) qu’on peut retrouver dans : homicide (être humain), génocide (groupe humain de même race, langue, nationalité ou religion), matricide (sa mère), patricide (son père), femicide (la femme)… 

C’est surtout une loi divine qu’on retrouve dans le décalogue. 

Dieu nous ordonne :  » Tu ne tueras point «  Exode 20:13

Le suicide est commis parce que les gens souhaitent être délivrés de ce qui les fait souffrir. Ils souffrent de la douleur. Ils souffrent de la solitude.

“Si je me tue, alors j’arrête d’exister et la douleur s’en va. La blessure s’en va.”

Et vous voyez, ils souhaitent être libérés de la douleur, libérés de la blessure, libérés de la souffrance. Mais ça ne fonctionne pas comme ça.

C’est pire, c’est entrer dans une souffrance encore pire.

Dieu voudrait qu’on s’attende à Lui, qu’on Lui apporte nos souffrances, qu’on regarde à Lui pour qu’Il nous aide et remplisse ce vide.

Dans ces moments, j’aime me replonger dans la parole de Dieu pour me rappeler ses promesses et surtout me donner de la force.

Pour tous ceux qui passe par là aussi, je prie pour que Dieu vous relève et vous donne la force de vaincre cette situation.

Rappelez-vous, Dieu ne nous donne pas de souffrance plus dur que ce que nous pouvons supporter.

Derrière chaque épreuve, il y a une leçon que Dieu veut nous enseigner, à nous d’être attentif.

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2 Comments

  • Catherine 13 novembre 2018 at 2 h 52 min

    :(( plein de pensées à toi. Gardes espoir, la roue finit toujours par tourner

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  • Mickael 2 décembre 2018 at 21 h 49 min

    C’est déjà une chose d’en parler, je pense que bcp y ont pensé sans en parler justement

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