« Née en France » d’Aicha Benaissa

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L’histoire
Née en France de parents algériens, élevée entre deux nations, deux cultures, deux modes de vie, Aïcha Benaïssa a compris très tôt qu’il lui faudrait un jour choisir:
rompre avec les siens ou se soumettre totalement à la loi musulmane.
Choisir, comme elle le dit, « entre la Française que je suis et l’Algérienne que mes parents voudraient que je sois ».
Mais le jour où elle se révolte ouvertement contre les traditions aliénantes, le drame éclate.
Pour sauver leur fille du déshonneur, ses parents n’hésitent pas à la séquestrer en Algérie.
« Ils préfèrent me voir mourir en Algérie que me voir vivante en France ! »
Elle n’a désormais plus qu’un objectif : s’évader, reconquérir sa liberté, quitter ce pays terrifiant où la femme n’a aucun droit.
Mon Avis 

Naître en France.
Quoi de plus ordinaire quand on s’appelle Catherine ou Isabelle, fille de Jean-Marc et Viviane X.
Mais naître en France quand on s’appelle Aïcha, fille de Mohamed et Fatima Y, c’est un drame. Cela devient, qu’on le veuille ou non, une aventure, un choc, un combat où la seule volonté ne fait pas loi.
La tradition, la religion, la famille deviennent autant d’obstacles à franchir dans une véritable course à la recherche d’une identité où les pesanteurs culturelles écrasent la personnalité. Des pesanteurs d’autant plus asservissantes que l’on est née fille.
« La Française que je suis, l’Algérienne qu’ils voudraient que je sois » ; voilà pourquoi Aïcha souffre, déchirée entre l’affection qu’elle porte à ses parents et son désir pressant d’intégration. A la maison, elle garde une apparence soumise, à l’extérieur, elle a l’allure de n’importe quelle jeune fille. Jusqu’au jour où elle se révolte.

C’est malheureusement un livre très contemporain qui parle aussi bien aux hommes qu’aux femmes.
Je me retrouve d’une certaine façon dans ce dilemme de double culture comme la plupart des jeunes français d’aujourd’hui, car il faut bien le dire la vie entre deux cultures est très difficile, c’est peut être très enrichissant mais aussi très lourd à porter.
Il faut savoir comment se servir de cette double culture sans jamais trahir l’une ou l’autre. Et ça malheureusement, on ne l’apprend pas enfant mais au cours de la vie.
( Pour ma part je suis française d’origine camerounaise)

Donc merci à Aicha Benaissa pour son poignant témoignage.

1 Comment

  • Flightlessbird 4 mars 2015 at 15 h 55 min

    Merci beaucoup pour votre article sur cette livre qui est cette année aussi une lecture pour le baccalauréat en Allemagne! 🙂

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